Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Valerie Vie, je suis cueilleuse semeuse depuis ma plus tendre enfance.
D’où vient votre passion ?
Cueillir est une passion depuis l’enfance. La récolte et la conservation des semences est venue plus tard, lorsqu’il m’est apparu important de conserver les meilleurs spécimens botanique et d’en assurer la pérennité.  Enfant, dès que je croisais un papy ou une mamie un panier à la main, en train de ramasser quelque chose, je me précipitais pour savoir qu’est ce qu’ils ramassaient ainsi et qu’allaient-ils en faire? Ainsi, j’ai récolté des centaines de recettes et usages, transmis par la parole de connaisseurs et d’amoureux de la nature. J’ai ensuite fait des recherches dans des archives et auprès divers botanistes et ethnologues.
Aujourd’hui, je transmets avec plaisir, dans des interventions en milieu scolaire, en organisant une sortie découverte avec un groupe ou avec ce petit livret que je réédite régulièrement en mettant de nouvelles recettes expérimentées avec l’aide de ma fille.
Parlez nous de votre livre.
Dans ce livret, on peut découvrir le plaisir de projeter au cours des balades, des plats insolites à la vue de ces plantes que nous croisons chaque jour en ignorant les merveilles qu’elles nous apportent. J’ai conçu ce livret pour donner envie, et pour susciter l’imagination, le goût de créer à partir de ce qui nous entoure. Je suis assez fière de mon sushi de consoude. La consoude est une plante au goût marin, se rapprochant de la sole. Elle se plie très bien au rôle que l’algue joue chez nos amis japonais. Aussi, l’idée m’est venue de rivaliser avec leur savoir-faire et de tenter un sushi 100% gardois. Un bon riz de Camargue et quelques plantes de la Vallée de l’Eure et le tour est joué!
Quels sont vos besoins en communication ?
Mes besoins en communication : cela reste dans le local. Je peux difficilement faire des kilomètres pour une intervention. Et il y a tant à faire sur ma région. Me faire connaître au niveau régional me convient mais je suis plus motivée par l’idée de véhiculer  le sens que je donne à ma démarche et qui englobe à la fois la protection de notre environnement, un certain regard sur ces plantes admirables et un certain savoir-vivre.
Si je vous dis Vegaprint ?
Personnellement je n’en avais jamais entendu parlé, je connais des personnes de confiance dans l’édition à qui j’ai demandé et qui m’ont toutes recommandé ce nom pour ce qui était de la qualité du travail. Auquel moi, aujourd’hui, je rajouterai pour la gentillesse et l’écoute de l’accueil.
Selon vous, est ce que les impressions ont-ils un avenir ?
je n’ai aucun doute sur l’avenir du livre, de l’écriture manuel ou dactylographique. Donc de l’impression. Sa forme évoluera probablement, mais il y aura toujours besoin de figer des écrits matériellement, pour la résonance de l’objet au niveau de nos sens, pour la valeur qu’il donne au message écrit, valeur qui se perd avec un ordinateur.
On vous laisse le mot de fin.
Donner du sens à ce que l’on fait, aimer son travail, c’est contribuer à la beauté du monde.
Le partager avec les autres, échanger ses savoirs-faire, c’est s’enrichir, et c’est ce qui a motivé ma réponse à votre proposition Camille.
Merci Valérie !